10 choses (pas jolies) qu’il est temps que vous sachiez sur  Facebook 

En commentaire, dites-moi ce qui vous choque, ce que vous saviez déjà, ou ce que je ne sais pas encore !

Ces informations que je m’apprête à vous révéler, je les ai glanées au péril de ma vie, tantôt en graissant la patte de politiciens à travers le monde, tantôt en organisant des filatures au sein même de Facebook. Si vous trouvez des tâches de sueur et de sang dans ces lignes, ce n’est que le fruit du travail que je vous dois, chers lecteurs (de plus en plus) assidus. Grâce à ces infos de sources diverses, vous allez briller en soirée. Démonstration. 

1- l’info du journal de Mickey – Instagram fait partie du groupe Facebook (!)

Ne partez pas ! c’était une boutade. Je sais que vous savez. À garder pour épater votre petite nièce de 11 ans quand-même. Maintenant,  on passe aux choses sérieuses.

2- l’info de Madame Irma – Vous avez très peu de chances d’avoir une page entreprise pleine de fans sans passer à la caisse.

Justement, Jean-Olivier, votre chef tyrannique, vient de lancer un « plan croissance 300% » sur la page Facebook entreprise dont vous êtes en charge.  

Explication: Vous avez une page pro avec, disons, 1000 followers, ouverte en 2010 et laissée à l’abandon en 2014. Probable ? Vous devez la relancer. Bonne idée. Alors vous faites un post, comme ça, pour voir. Et là que constatez-vous ? 

« Hoooo. Il n’y a que 3 collègues qui ont liké. ». La honte à la cantine.  

Et pourquoi ? Parce que personne d’autres ne voit votre publication, aussi géniale qu’elle soit ! Cela dit en passant, c’est dommage, parce que quand-même, vous offriez un voyage sur une terre vierge de Coronavirus au 5 premiers commentaires. Mais personne n’a rien vu. 

 

Comment est-ce possible ? 

Facebook ne veut pas, et c’est plutôt sympa de sa part, que vous ayez dans votre fil des nouvelles des gens dont vous vous fichez totalement. Quelle intérêt de voire l’affreux mouflon d’une maman que vous avez vaguement croisée en soirée il y a 7 ans, alors que vous n’aviez parlé ensemble que deux minutes ? 2 minutes qui vous aurait coûté très cher si vous aviez eu droit à « Louloute entre à la crèche », « Louloute fait de la balançoire » et autres exploits anodins de Louloute. Dans ce cas, la règle bienheureuse fixée par Facebook, c’est qu’il faut une interaction entre vous et une personne au cours des 30 derniers jours, afin que son post puisse atterrir sur votre glorieux fil (et vice-versa).

Les solutions pour une page pro ? Payer des publications sponsorisées ou être relayé petit à petit par des employés très actifs et visibles.  Autant vous dire que votre publication devra avoir un fort potentiel d’engagement / partage pour profiter de l’aura de ces relais gratuits, actifs, qui vous ouvrent leur communauté pour pas un rond. Média gagné qu’on appelle ça. Continuons. 

3. L’info des conspirationistes – Si Facebook a créé des émoticones en plus des « likes », c’est à des fins publicitaires 

Et oui ! Parce que vous pensiez vraiment que c’était pour votre plus grand plaisir que vous pouviez maintenant dire un peu plus qu’un simple « j’aime » ? Et non ! C’est pour que votre GAFA préféré puisse mieux comprendre vos comportements et vos envies, afin de vous proposer les publicités les plus ciblées. Ou dans l’autre sens, afin de vendre votre profil à des annonceurs qui vous ont accroché une cible sur le front. Et ceux là, vous risquez de beaucoup, beaucoup, les croiser: colonne de droite, fil d’actualité, etc. du retargeting, en veux-tu en voilà.

4. L’info radin.com – Facebook (et les autres) pourraient devenir payant si on continuait à s’équiper en ad-blocker

C’est le business model qui part en déconfiture. Si vous, utilisateur, vous refusez de payer directement l’accès à Facebook, mais que vous refusez aussi que des entreprises paient pour vous, via des publicités que vous visionnez, alors tout s’effondre. Regardez donc leurs  jolies publicités, surtout qu’elles sont ciblées, sinon … bonjour Facebook premium !

 

5. L’info qui vous fera tomber vos bras – Facebook lit vos messages !

« Je le savais !».

C’est ce que vous êtes en train de vous dire ? C’était pourtant clair, la dernière fois, vous aviez parlé d’organiser un weekend à Milan, en message privé. Dès le lendemain, vous aviez des annonces partout sur votre écran pour vous y emmener.

Et maintenant, vous êtes bien obligé de repenser à cette voiture que vous vouliez acheter … seule votre copine Sandra était au courant … et pourtant, là aussi tout Internet avait l’air de vouloir vous vendre une voiture. On dirait bien que vous avez autorisé un accès au micro de votre téléphone a votre application « torche » qui n’a rien de vocal.

Bon, je vous laisse vous demander comment Google Home et Alexa vous entendent lorsque vous leur demandez un service. 

7- L’info disruptive – Facebook simplifie au maximum son offre publicitaire pour squizzer les agences média et avoir les annonceurs en direct. 

Petit calcul retrouvé sur le bureau de Zuckerberg: « si Michel a un budget publicitaire de 12 et donne 2 à Steve, de son agence média, alors Marc n’a plus que 10. Mais si Marc tue Steve et le remplace, plus ou moins, Michel donnera 12 à Marc. Marc s’enrichit et Michel ne voit pas la différence ». 

Et oui, afin de simplifier le choix des annonceurs, novices en publicité digitale, face à tant de choix de supports, Facebook propose de gérer tout ces trucs compliqués pour eux, en leur sélectionnant les meilleurs formats, au meilleur moment. Facebook fera le nécessaire pour présenter un ROI pas trop mal, mais aura aussi comme objectif de vous coller ses stocks de formats publicitaires mal positionnés et invendables.

Rien n’est gratuit les amis. Si, cet article que vous lisez.  

8- L’info #Trumanshow – Facebook crée un environnement confiné autour de vous

Vous est t’il déjà arrivé de penser que tout le monde pensait comme vous ? C’est l’objectif de la plateforme qui veut vous présenter ce que vous aimez. Et ce que vous aimez, c’est ce qui vous prouve que vous avez raison. En gros, si vous envoyez un signal à Facebook qui dit « ouais j’adore cet article, je partage leur avis », ils vont vous envoyer ce qui s’en rapproche le plus. À outrance. Et c’est ainsi qu’ils mettent votre cerveau en quarantaine.

Voilà pourquoi les supporters de Mélenchon pensèrent que le monde entier n’en avait que pour lui, et furent tellement surpris lors de sa défaite au 1er tour en 2017.  C’est vrai pour Mélenchon, c’est vrai pour la politique, c’est vrai pour tout ! Il faudrait que vous exprimiez des ondes positives pour un article que vous n’appréciez pas pour avoir un peu d’équité dans le monde injuste mais bien douillet que Facebook a construit juste pour vous. 

Je remets l’oeuvre de Mr Thoms pour que vous compreniez son sens, dans ce contexte. Pourtant, cette fresque a été réalisée pour dénoncer la dictature du like. Instagram a compris depuis. 

8. L’info qui prouve que tous les graffeurs ne sont pas tous logés à la même enseigne – Aucune décoration d’intérieur n’a coûté plus cher que celle du siège californien de Facebook.

Chez Facebook, ils étaient gentils au début.  David Choe pourrait confirmer. L’artiste graffeur a décoré en 2005 le siège de Facebook. La compta proposa alors à l’artiste de le payer en participation dans la boîte. Lorsque Facebook est entré en bourse quelques années plus tard, il a alors fait le coup du siècle. Alors que franchement, le concept de Facebook, il trouvait ça « tout pété ». Une belle histoire qui finit bien. Pas sûre que ce soit la même avec l’information n°9. 

9. L’info qui fait froid dans le dos. Facebook prépare un monde parallèle

 

Ça s’appelle “Facebook Horizon” et c’est en version béta pour l’instant. Je vous laisse regarder la vidéo de présentation ci-dessous. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle. Je ne sais pas. Mais un monde sans vraiment de limite, géré intégralement par Facebook, je ne sais pas si je suis prêt. Enfin, je dis ça, mais quand j’aurais animé une stratégie digitale avec des gens du monde entier à 10,000 lieux sous les mers, peut-être que mon avis sera différent.

 

N’hésitez pas à partager votre ressenti sur ce monde de dingues.

 

10. L’info qui nous vient du futur – Facebook est presque prêt sur la télépathie 

Le projet de Facebook n’est pas nouveau. Mais pour l’instant, on se contente de faire parler l’homme et la machine.  Bon, il faut dire qu’à cause du scandale cambridge analytica, Zuckerberg était moins en confiance pour nous livrer ses rêves les plus fous. On le comprend. En plus, avec les Elon Musk et les directeurs de l’IA qui commencent à se dire que tout cela va, peut-être, trop loin, Zuckerberg ne se livre pas si facilement.

Donc, sachez que ce projet est encore et toujours d’actualité, que des tests ont été faits, qu’ils avancent bien, et que tout cela aura, forcément, des fins publicitaires !

 

J’aurais pu vous faire un top 20 ou un Top 50 tellement il y a de choses à dire sur Facebook. Il y aurait aussi de belles choses à dire, bien entendu. Si ce réseau social vous paraît maintenant trop “tordu”, vous pouvez décider de le planter en beauté  grâce à cet article. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi sur quelques interprétations, bienvenu pour laisser votre avis.

ÉPILOGUE

Cet article mêlait usage professionnel et personnel de Facebook. j’espère qu’il vous aura plu. Je prévois de faire d’autres articles sur les autres GAFA et sur les NATU. Proposez-moi le thème et je ferai les recherches qui vont bien 🙂

Pour bien terminer, sur une fin encore plus glauque que tout ce que vous venez de lire et de visionner, voici le bouquet final. Un montage utilisé pour une conférence à l’Assemblée Nationale en février 2020. Zuckerberg Maître du monde et responsable de sa fin ! 

Les 10 prochaines années de politique en France > Science-fiction   


Vous aimez le digital ? Moi aussi. Je vous invite à  consulter mes articles sur le site de Plug and Pulse. On y parle digital, autrement. 

Bonne lecture et à bientôt !

Xavier Gueny
Auteur, Speaker, Fondateur de Plug and Pulse.

“Je n’ai jamais voulu créer simplement « une boite » (...) je voulais quelque chose de très grand, qui change réellement le monde.“

Mark Zuckerberg